16 mars 2012, par
Les arrêts évoqués sont issus d’une sélection opérée par la CRC d’Île de France avant leur mise en ligne, disponible à la page : http://www.ccomptes.fr/fr/CRC13/Pro... Cette page ne remonte pas avant 2003.
En 2006, 57 arrêts ont été sélectionnés, dont 31 EPLE. 23 décisions sont de "simples" condamnations à l’amende pour retard dans la production des comptes financiers (tous les arrêts du 3 octobre).
Peu de matière qui mérite d’être développée au regard des informations plus denses à tirer des décisions ultérieures : outre les amendes, on relève les cas habituels de défaut de justification des comptes 4111, 416, 4631, plus rarement en classe 5 ou bien des subventions pas réclamées à la collectivité de rattachement (à moins qu’il ne s’agisse de recettes admises au-delà de la ressource, bien sûr).
83 décisions sont présentées, dont 28 pour des EPLE, le même établissement pouvant revenir jusqu’à six fois.
De manière inhabituelle, c’est en classe 2 (275, dépôts et cautionnements) que le débit non justifié déclenchant un débit du comptable des exercices 1989 à 1991.
le jugement n° 04-0801 J du 3 juin 2004 susvisé portant sur les exercices 1999 à 2001, par lequel la Chambre statuant définitivement sur les comptes des exercices 1995 à 1998, a déclaré une nouvelle fois M. X... débiteur des sommes de 7 800 €, 600 € et 800 € pour défaut de diligences en vue du recouvrement de créances, a été vicié par l’existence antérieure d’un débet à son encontre pour les mêmes sommes, les mêmes faits et les mêmes motifs que ceux qui avaient fondé le jugement n° 02-0345 J du 2 mai 2002 ; que ces dispositions à l’encontre de M. X.. sont ainsi erronées et qu’il convient de procéder à leur révision
Un seul comptable échappe à l’amende, parce qu’il a répondu et a rendu ses comptes avec seulement 14 mois de retard.
Un jugement de 1995 de la même chambre régionale des comptes avait établi la gestion de fait du FSE dans cet établissement. Un comptable d’office nommé à l’été 1997 a rendu les comptes de la gestion de fait fin 1998 ; la CRC s’est donc prononcée sur ces comptes en 2001. Le TGI a déjà condamné, en 1997, un ancien proviseur, président du FSE, à restituer au Greta une somme détournée (chèques destinés au Greta et encaissés par le FSE !).
L’arrêt retrace la laborieuse élaboration des montants admissibles en utilité publique parmi les dépenses de ce FSE, puis ne maintient pas la solidarité entre les gestionnaires de fait, pour imputer aux différentes personnes la part qu’il leur revient de restituer à la caisse de établissements publics concernés.
En 2004, on ne trouve ensuite que quelques amendes pour retard de reddition des comptes, et en 2003 le seul arrêt concernant un EPLE n’est qu’une confirmation de condamnation.
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